mercredi 12 septembre 2012

Humeur: LA LIBERTE DE LA PRESSE A BON DOS



















Je suis choqué par la UNE des journaux et magazines depuis un long moment déjà et selon moi, LIBERATION et CHARLIE HEBDO vont trop loin sous couvert de la sacro-sainte liberté de la presse.
Traiter un homme de " Riche Con " ou " de Pute de luxe " est indigne de journalistes même humoristiques qui se respectent. Personnellement, la UNE CHOC pour VENDRE ne me fait pas rire mais me donne la nausée. Peut-on tout dire y compris s'attaquer à l'intégrité morale et privée d'un homme sous prétexte que dans les milieux autorisés comme disait Coluche, on se pense, on se croit intouchable ?
Les journalistes se pensent être les pourvoyeurs de la conscience de la société, le porte-voix du peuple à qui ils proposent leurs papiers, certains pensent détenir la vérité universelle et surtout pensent à la place de leur nouvelle cible en tirant des conclusions qui n'appartiennent qu'à eux et non à leur victime. 

Qu'est-ce qui pousse les journalistes à s'attaquer systématiquement et à détruire l'image des personnalités publiques ?  A s'attaquer à leur intégrité ?
Aimeraient-ils que nous les insultions de la sorte ? Que nous menions une enquête très privée sur leur vie privée, sur leurs relations, leurs pratiques sexuelles, leurs comptes en banque ? Ils l'ont fait pour d'autres...  
Les exemples sont si nombreux dans l'acharnement... Bernard Tapie en son temps, toute la classe politique de droite comme de gauche, Liliane Bettencourt, DSK, les Présidents qui se succèdent et maintenant l'acharnement sur PSA, Bernard Arnault qui entre nous gère 20 000 emplois en France et qui est une des images de la valeur de la France à l'étranger.
Combien de journalistes sont prêts à planquer leur pognon ailleurs si ce n'est déjà fait ou à s'exiler aussi ?
Le même acharnement sur certains sportifs et des vedettes du show-business.
Les journalistes aiment le scandale et l'opprobre, mettre au pilori Pierre, Paul, Jacques, ça fait vendre !!!
Ils veulent se faire le chantre de la morale publique et n'en ont aucune dans leur comportement et leurs commentaires acerbes et insultants. Ce n'est plus de l'information, mais de la délation et de la diffamation systématique.
" Le peuple réclame du sang et veut semble-t-il des têtes "  pensent-ils, et dans un but strictement commercial et donc financier, ils donnent au peuple ce qu'il réclame.
Si le peuple pensait réellement comme les journalistes, Jean-Luc Mélenchon et  Marine Le Pen auraient été au deuxième tour de la présidentielle et il n'en a rien été.
Les journalistes n'aiment pas ceux qui réussissent semble-t-il, et comme chantait Florent Pagny " ce sont des artistes ratés, ils sont nés frustrés ".
Comment peut-on en toute honnêteté intellectuelle avoir craché son venin sur Nicolas Sarkozy pendant cinq années alors qu'ils l'avaient eux-mêmes encensé avant son élection et ensuite titrer maintenant qu'il n'est plus: " Et si Sarko avait raison ? " et se demander si le nouveau Président est " Sont-ils si nuls ? ".
Ne sont-ils pas tout simplement le reflet d'une société devenue irrespectueuse et violente, voyeuriste et qui a perdu le sens des valeurs et du travail ?
Ceux-là même qui accusaient Nicolas Sarkozy de diviser les Français entre eux font exactement la même chose en désignant d'un doigt accusateur " les sales cons de riches " et " les politiques d'incompétents et de gros nullards ".
Que feraient ces journalistes à leur place ? Pourquoi ne se lancent-ils pas dans la politique ? Pourquoi ne créaient-ils pas une société au lieu de rester de simples lampistes salariés ? Pourquoi ne se lancent-ils pas dans le sport de haut niveau ? dans le cinéma, la chanson ? C'est très facile et aisé de critiquer à tout va quand on a pas le talent de faire aussi bien.

A quoi jouent-ils ? Où veulent-ils en venir ?

Les UNE des journaux me font penser aux pamphlets contre le Roi, les nobles et l'église avant la révolution, elles entretiennent un climat social très malsain et attisent la haine des uns contre les autres dans des propos violents, accusateurs. Nous avons le droit de dire ce que l'on pense, de ne pas être d'accord sur tel ou tel sujet d'actualité et nous pouvons le faire en toute intelligence sans insulter, vilipender autrui et laisser aux autres (les lecteurs) le choix de leur pensée en toute conscience, c'est ça l'information.
La liberté de la presse a bon dos quand on se comporte en voyou en voulant donner des leçons de moral (qu'ils n'ont pas) aux autres.
Si vous souhaitez que nous respections votre profession, commencez par respecter les autres.

Cordialement

Christophe Georgin  
                                

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