mercredi 16 février 2011

NE PLUS ETRE « VICTIME » (2) - T' ES OK ou KO?

Quand nous sommes « victimes » d’une situation, d’une personne, très souvent c’est le résultat d’un jeu psychologique que nous avons joué inconsciemment et dont le résultat final est toujours négatif pour nous. Mais nous en prenons rarement conscience ou souvent trop tard.

Deux exemples :

Cela commence très tôt: à la crèche ou la cour de récré de l’école maternelle.
Arthur prend un malin plaisir à prendre les jouets avec lesquels, joue Benjamin. Benjamin se rebiffe et tape Arthur qui se met à pleurer. L’assistante maternelle ou l’auxiliaire vient «au secours » d’Arthur. La seule chose que voit l’assistante est le résultat final: Benjamin a frappé Arthur qui est consolé. Arthur attire l’attention sur lui pendant que Benjamin est réprimandé.
Benjamin en colère face à cette injustice, décide de se « venger » et fait sur lui.
L’assistante le change en pestant face à ce désagrément.
Qui est la victime ?  Arthur qui est frappé ? Benjamin qui est importuné puis grondé ? L’assistante qui doit changer Benjamin et qui est accaparée par les deux enfants ?

Autre exemple: Arthur devenu adulte dépense beaucoup, beaucoup d’argent. Il demande à son banquier une autorisation de découvert qui est acceptée en cas de coup dur. Le découvert est permanent et un jour, Arthur dépasse son découvert déjà conséquent de 20 euros. Le banquier excédé lui retire l’autorisation et lui demande de re-créditer son compte. Il ne peut pas et se retrouve interdit bancaire pour 20 euros. Arthur se plaint à ses amis de ce banquier pas sympa du tout, « tous les mêmes ».
Qui est la victime ? Arthur qui dépense plus qu’il ne gagne ? Le Banquier qui a peur de ne jamais revoir l’argent qu’il a prêté ?

Les exemples sont nombreux…

Quand vous vous sentez « victime » posez-vous les questions suivantes:

- Qu’est-ce qui a fait que je me retrouve dans telle situation ?
- Qu’aurai-je pu faire pour ne pas être dans cette situation ?
- Qu’est-ce que je n’ai pas vu ou compris ?
- Si j’avais été l’autre, comment aurai-je réagi à sa place ?

Les jeux psychologiques ont divers degrés d’intensité:

1° degré: Désagrément – Ressentiment – Dispute-
2° degré: Avertissement – Licenciement –Divorce – Dépression grave.
3° degré: Se termine à l’Hôpital (maladie grave ou blessures) – au Tribunal (procès)- en Prison ou à la morgue (accident, meurtre).

Il y a bien sûr un moyen très simple d’arrêter le processus d’un jeu psychologique, mais bizarrement, on prend « inconsciemment » un malin plaisir à continuer le jeu jusqu’à son résultat final parce qu’il va nous conforter dans notre façon de voir et percevoir les autres et nous rassurer sur nos croyances.



« Etre victime »: Peut résulter d’un autre phénomène.
                         Notre manière de se voir, ce que nous pensons de nous-même et la  manière de voir les   autres et ce que nous pensons d’eux.

                            C’est ce que nous appelons la position de vie ou existentielle

                            Je ne suis pas OK avec moi-même (je suis nul, je ne mérite pas d'être heureux, d'être heureux, d’être aimé, j’ai peur, je n’y arriverai jamais etc…)                                                     
                            Les autres sont OK  (Il possède toutes les qualités que j’aimerai avoir, il a beaucoup de chance, il est fort, il a du succès etc…)


Quand nous sommes dans cette position face à nous-même et aux autres, on va être irrésistiblement attirés par ces personnes et se positionner en « infériorité » par rapport à eux et allons construire inconsciemment notre scénario de vie autour de thèmes de « victime » et confirmer ainsi que nous sommes nuls, qu’on ne mérite pas d’être heureux, aimé et qu’on n’y arrivera jamais.

Trop tard ! Nous sommes «victime», et maintenant que faire ?

                                                                                                          A suivre …          


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